Un couvre-feu pour les mineurs dans deux secteurs de Nice après les pillages. Une réponse nécessaire, mais bien limitée face à ce que vivent habitants, commerçants et salariés.

Un couvre-feu pour les mineurs dans deux secteurs de Nice, de 21 heures à 6 heures. Enfin une réaction ! Mais après les pillages, cette mesure paraît bien limitée.
Pierre, vendeur chez Micromania, s’est interposé face aux pilleurs. Bousculé, touché par des projectiles, il s’en sort avec quelques éraflures. Son magasin a été pillé. Aucun salarié ne devrait risquer sa santé pour défendre son travail.
Les policiers ont procédé à des interpellations. Mais qu’a-t-il manqué pour empêcher ces saccages ? Si la loi doit évoluer, il faut écouter les habitants et les commerçants, qui attendent de pouvoir vivre et travailler en sécurité.
Et la contestation contre la vie chère ? Elle disparaît derrière les violences. Qu’on partage ou non leurs revendications, les manifestants doivent pouvoir s’exprimer et être entendus, sans que des casseurs brouillent leur message.
Ces images abîment aussi notre région au moment des réservations pour le Carnaval de Nice et la Fête du citron à Menton. Si les touristes renoncent, hôtels, restaurants et commerces en souffriront, encore plus. Rétablir la sécurité, quoi qu’il en coûte, c’est aussi protéger nos emplois et l’économie locale.
Jacques Thérence, rédacteur en chef
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