Nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère ce samedi 7 novembre 2026 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Syndicats, Gilets jaunes, lycéens et étudiants appellent à manifester, avec des rassemblements annoncés notamment à Marseille, Toulon, Nice, Gap et Briançon.

Marseille : une seule manifestation autorisée
Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture a indiqué vendredi soir, selon La Provence, qu’une seule manifestation avait été déclarée pour ce samedi. Elle doit partir à 14 h, en périphérie de l’hypercentre de Marseille. Les autres rassemblements non déclarés sont interdits jusqu’à lundi 5 h.
Jeudi 5 novembre, lors de la journée de grève interprofessionnelle, le cortège marseillais avait réuni près de 150 000 personnes selon la CGT, 14 000 selon la préfecture. La fin du défilé avait été marquée par un cortège non déclaré vers le Vieux-Port et l’usage de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.
Toulon et Nice : les cortèges du matin et de l’après-midi
Dans le Var, un rendez-vous est donné à Toulon à 10 h devant la Bourse du travail, pour une manifestation « contre la vie chère et pour les services publics ».
À Nice, le départ est fixé à 14 h place Masséna. Le parcours reprend celui de la précédente mobilisation : boulevard Jean-Jaurès, place Garibaldi, rue Cassini, quai Papacino, quai des États-Unis et avenue Max-Gallo, avant un retour place Masséna. Depuis les violences du 17 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes tient le cortège à l’écart de l’avenue Jean-Médecin. Jeudi, la manifestation niçoise avait rassemblé 10 500 personnes selon les syndicats, 2 600 selon la préfecture, dans le calme.
Des rassemblements sont également prévus dans les Hautes-Alpes, à Gap et à Briançon.
70 000 policiers et gendarmes mobilisés en France
À l’échelle nationale, près de 80 rassemblements sont prévus pour cet « acte IV » de la mobilisation. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes, avec 110 unités de forces mobiles et 25 blindés de la gendarmerie. Le ministre redoute surtout les actions de groupes radicaux, plus que l’ampleur des cortèges. Plusieurs préfectures ont pris des arrêtés interdisant les manifestations dans certains centres-villes.
Jeudi, la journée de grève avait réuni 575 000 manifestants en France selon le ministère de l’Intérieur, près de 1,6 million selon la CGT.

