Le dossier financier du Grand Prix de France de Formule 1 au Castellet prend une nouvelle tournure judiciaire. Le Département du Var et la Métropole Toulon Provence Méditerranée préparent une saisine du Parquet national financier pour faire la lumière sur la gestion du groupement d’intérêt public (GIP) qui organisait l’événement.

36 millions d’euros de dettes
Les deux collectivités viennent pourtant de régler une nouvelle facture de 1,6 million d’euros chacune pour éponger une partie des dettes du GIP.
Selon la Chambre régionale des comptes, qui a publié un rapport en juin, le déficit total atteint 36 millions d’euros. La CRC pointe notamment des contrats sans mise en concurrence, des niveaux de rémunération jugés importants et certaines dépenses liées à des projets du GIP.
Une enquête judiciaire est déjà ouverte par le pôle financier du Parquet de Marseille pour des soupçons de favoritisme, détournement de fonds publics et gestion frauduleuse.
Christian Estrosi au centre de l’historique du dossier
Le GIP Grand Prix de France au Castellet était présidé par Christian Estrosi, ancien maire de Nice et actuel président délégué de la Région Sud, lors de la période concernée par le fonctionnement de la structure.
La future saisine du Parquet national financier doit permettre aux collectivités de demander des investigations complémentaires sur la gestion du groupement. Elle intervient alors que Christian Estrosi est également visé par une enquête distincte du parquet de Nice concernant des notes de frais sans justificatifs lorsqu’il était maire de Nice.
Des collectivités qui veulent « faire toute la lumière »
Le président du Département du Var, Jean-Louis Masson, affirme vouloir obtenir des réponses sur l’utilisation des deniers publics. Une procédure commune avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée est en préparation.
Le dernier Grand Prix de France de Formule 1 au Castellet s’est déroulé en 2022.