Nice : tirs de mortiers et arbre en feu en marge de la mobilisation lycéenne au Parc Impérial

Un arbre a pris feu en marge de la mobilisation lycéenne au lycée du Parc Impérial, à Nice, ce mercredi 30 septembre, selon le maire de la ville, Éric Ciotti. Des tirs de mortiers ont également été signalés, ainsi que deux policiers blessés.

Capture d'écran du post Facebook d'Éric Ciotti dénonçant les violences en marge de la mobilisation lycéenne au lycée du Parc Impérial à Nice
Capture d’écran Facebook Éric Ciotti

Sur les réseaux sociaux, le maire de Nice évoque « des tirs de mortiers », « un arbre en feu », « deux policiers blessés » et « une passante molestée », le tout « en marge d’une mobilisation lycéenne au Parc Impérial ». « Ce ne sont pas des revendications. Ce sont des violences », écrit-il, en apportant « tout [son] soutien aux victimes » et en affirmant que « nos lycées ne seront jamais des terrains d’affrontement ». Le bilan précis de ces incidents n’a pas été communiqué à ce stade.

Des tirs de lacrymogènes sur la Promenade des Anglais

Dans la matinée, des gaz lacrymogènes ont aussi été utilisés sur la Promenade des Anglais. Une marche de lycéens du lycée Magnan, d’abord pacifique, a dégénéré à proximité de véhicules de police stationnés près d’une station-service : des jeunes ont lancé sur les véhicules des pierres ramassées sur la plage. Les CRS sont alors intervenus avec des tirs de lacrymogènes, contraignant les lycéens à quitter les lieux.

Une mobilisation qui se poursuit

Le mouvement de blocage continue ce mercredi à Nice, Menton et Draguignan, avec des forces de l’ordre présentes devant plusieurs établissements, selon Nice-Matin. La veille, mardi 29 septembre, 18 lycées des Alpes-Maritimes avaient été bloqués, dont sept à Nice, parmi lesquels le Parc Impérial, rapporte Nice Premium. Le site fait état d’une cinquantaine d’interpellations, de 34 gardes à vue, et de sept policiers et huit lycéens légèrement blessés.

Les réactions

Le ministre de l’Éducation nationale, Étienne Geffray, s’inquiète de la violence tout en jugeant « légitimes » les revendications des lycéens. Mardi, le préfet des Alpes-Maritimes avait condamné « les débordements » et apporté son soutien à la communauté éducative.