Lycéens, étudiants et syndicalistes se sont rassemblés ce mardi 13 octobre 2026 à 14h place Garibaldi, à Nice, pour une nouvelle journée de mobilisation en faveur de l’éducation. Selon la préfecture, 1 300 personnes ont participé à cette manifestation déclarée par le SNES-FSU, qui a défilé dans une ambiance calme dans les rues de Nice. Elle fait suite à des rassemblements devant plusieurs lycées du département dans la matinée.

Une matinée de rassemblements
Ce matin, des lycéens se sont rassemblés à Antibes et à Nice, avec des blocages partiels, selon la préfecture. En milieu de matinée, une dizaine d’élèves et deux professeurs se sont aussi retrouvés, dans le calme, devant le lycée Goscinny à Drap. Notre article du matin fait le point sur ces rassemblements.
« Il fait beaucoup trop chaud dans les salles »
Tania, lycéenne, insiste sur le caractère non partisan du mouvement : « Avant tout, il n’est pas politique. C’est juste des lycéens, des étudiants qui demandent à mieux étudier, avoir de meilleures conditions. » Elle ajoute : « Il n’y a pas de récupération politique à faire là-dessus. Après, si des partis politiques veulent nous aider, pourquoi pas ? » Dans son lycée, dit-elle, « il fait beaucoup trop chaud dans les salles, c’est insupportable, on ne peut pas apprendre », et les professeurs manquent.
Trois interpellations à Antibes
Selon le point de situation de la préfecture établi à 18h30, trois personnes ont été interpellées à Antibes aux abords des deux lycées concernés. L’une pour détention de stupéfiants, une autre pour port de nombreux pétards, et une troisième pour participation à un attroupement le visage dissimulé et port d’un bidon d’essence.
Une semaine de mobilisation
Le mouvement dure depuis plusieurs jours. Le 6 octobre, la préfecture avait compté 2 600 manifestants à Nice, les organisateurs 3 000, après une semaine de blocages. Ce mardi 13 octobre, la préfecture en dénombre 1 300, soit moitié moins. Les organisations réclament plus de moyens et de personnels pour l’Éducation nationale et de meilleures conditions d’études. L’appel du 13 octobre, porté à l’échelle nationale par une intersyndicale étudiante et professionnelle, reprend ces revendications. Il y ajoute l’abrogation de Parcoursup et des repas à un euro pour tous les étudiants.

