En 2025, la déforestation mondiale a connu un recul significatif, mais ce n’est pas le cas pour l’Afrique centrale. Une étude menée par le collectif Forest Declaration Assessment révèle que la destruction des forêts a baissé de 15 % par rapport à l’année précédente avec 7 millions d’hectares de forêts détruits. Cependant, le bassin du Congo se retrouve dans une situation préoccupante.

Situation alarmante au bassin du Congo
Dans le bassin du Congo, 2,4 millions d’hectares de forêts ont disparu en 2025. Ce chiffre est particulièrement inquiétant puisqu’il atteint des niveaux similaires à ceux observés en Amérique latine. Contrairement à d’autres régions, où les actions de protection des forêts sont renforcées, la situation dans cette région d’Afrique centrale ne cesse de se détériorer.
Comparaison avec l’Amérique latine
Alors que l’extension des terres agricoles et des pâturages en Amérique latine a été limitée par les autorités, avec le soutien du gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva, cette dynamique ne semble pas s’étendre au bassin du Congo. Pour Samuel Nguiffo, avocat et fondateur du Centre pour l’Environnement et le Développement, cette tendance représente un désastre, mettant en lumière les priorités économiques au détriment de la gestion forestière durable.
Conséquences environnementales et sociales
La déforestation est non seulement une menace pour l’environnement, mais elle génère aussi des enjeux sociaux importants. La réduction de l’espace forestier compromet l’accès des communautés locales aux ressources et peut engendrer des conflits. De plus, la déforestation est responsable de 11 à 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ce qui renforce la nécessité d’agir de manière responsable envers les forêts, considérées comme des puits de carbone indispensables à la lutte contre le changement climatique.

