« Qu’ont-ils dans la tête ? » : Emmanuel Macron promet la fermeté après les violences du week-end

Une cellule interministérielle de crise se réunit ce lundi 19 octobre à 10 h autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, après les violences qui ont émaillé le week-end. La veille au soir, lors d’une allocution télévisée, Emmanuel Macron a promis une réponse ferme contre les casseurs.

Montage : Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, et une rue commerçante jonchée de débris avec des jeunes devant une boutique
Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, et une rue commerçante après les violences

Le chef de l’État parle de honte

Commerces pillés, violences contre des commerçants, affrontements avec les forces de l’ordre, jets de projectiles : les images tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Le président de la République a évoqué un sentiment de honte : « En regardant ces images, nous nous sommes tous demandé : qu’ont-ils dans la tête ? Comment des Français peuvent-ils faire cela à la France ? Rien ne le justifie. »

Selon lui, l’exécutif doit en tirer toutes les leçons pour que ces violences ne se reproduisent pas. Aux jeunes, il promet de les entendre, en travaillant avec les organisations compétentes.

À Nice, le préfet durcit le ton

À Nice, où des pillages et des dégradations ont eu lieu samedi 17 octobre, le préfet des Alpes-Maritimes Jean-Marie Girier a détaillé dimanche sa stratégie pour les prochaines mobilisations, dont celle annoncée pour le jeudi 5 novembre, rapporte Nice-Matin. Selon lui, la manifestation de samedi « n’était sciemment pas déclarée », et à l’avenir « certaines manifestations pourraient être purement et simplement interdites ».

Le préfet veut « intervenir en amont par des contrôles préventifs aux abords de la manifestation ». Sans attendre, une force mobile est déployée au cœur de Nice et les patrouilles militaires de l’opération Sentinelle sont doublées dans le secteur commerçant.

Colère chez les étudiants

La Face 06 avait appelé à manifester le 17 octobre. Son président, Audrain Roux, condamne la violence quelle qu’en soit l’origine, car elle va selon lui « totalement invisibiliser les revendications et le message » des manifestants. « On veut plus de moyens pour l’éducation. On veut que les étudiants puissent se nourrir, qu’ils puissent se loger », rappelle-t-il.

Il se dit « en colère contre le gouvernement qui n’agit pas », contre les casseurs, et contre les forces de l’ordre. Son message à ceux qui ne se sentent pas concernés : « piller un commerce, ça reste un délit ».

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