Coup dur pour une enseigne bien connue des Varois et des Azuréens. GiFi a demandé son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Toulouse. La décision est attendue le mardi 3 novembre.

« Les magasins restent ouverts »
La direction a annoncé la nouvelle aux salariés mardi 20 octobre. Dans son message, le nouveau président du directoire, Patrick Puy, assure que les « magasins restent ouverts » et que la procédure n’a pas de « conséquence immédiate sur l’emploi ». Aucun plan social n’a été lancé à ce stade.
Fondée en 1981 par Philippe Ginestet, l’enseigne compte 513 magasins et environ 6 000 salariés en France. Elle a perdu près de 100 millions d’euros en 2025. Selon la presse régionale du Sud-Ouest, elle serait en cessation de paiements, faute de trésorerie.
Une chute amorcée depuis plusieurs années
Les difficultés de GiFi ne datent pas d’hier. En 2023, un changement de système informatique raté a désorganisé l’enseigne. Dans le même temps, elle a vu monter la concurrence des enseignes à petits prix comme Action et Maxibazar, mais aussi des plateformes chinoises comme Temu. En 2025, un plan de suppression de 5 % des effectifs avait été lancé, avant d’être stoppé. L’an dernier, GiFi avait déjà cédé une trentaine de magasins au spécialiste des produits frais Grand Frais.
Dans le Var, des magasins dans l’attente
L’enseigne est implantée dans plusieurs communes varoises, notamment à La Valette-du-Var, La Seyne-sur-Mer, Hyères, Fréjus, Brignoles et Le Luc, ainsi que dans les Alpes-Maritimes. Aucune fermeture n’a été annoncée dans la région, et le nombre d’emplois concernés localement n’est pas connu.
Un redressement judiciaire ne signifie pas une fermeture automatique. La procédure ouvre une période d’observation de six mois maximum, renouvelable une fois. Elle peut déboucher sur un plan de redressement, une cession à un repreneur ou, dans le pire des cas, une liquidation. Une réorganisation du réseau, avec la fermeture des magasins jugés les moins rentables, n’est pas exclue.
Et pour les clients ?
Rien ne change pour l’instant : les magasins sont ouverts et on peut y faire ses achats comme d’habitude. Le seul cas délicat concerne les clients qui ont déjà payé une commande, un meuble par exemple, et qui ne l’ont pas encore reçue. Ils doivent se manifester pour réclamer leur argent ou leur marchandise. Ils auront pour cela deux mois à partir de la publication officielle de la décision du tribunal.

