Pompiers mobilisés partout en France après un collègue blessé par balle

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À midi ce lundi, les sapeurs-pompiers de garde sont appelés à sortir devant leurs casernes, véhicules positionnés et gyrophares allumés, partout en France. Ce mouvement, lancé à l’appel de l’intersyndicale, fait suite au tir sur l’un de leurs collègues, hier, près de Marseille. Mathieu Valencia, du syndicat SUD SDIS, a expliqué la démarche à Écoutez l’info depuis le Vaucluse.

Camion de pompiers (image d'illustration)
Image d’illustration. Crédit : Benoît Prieur / Wikimedia Commons / CC0
Mathieu Valencia, du syndicat SUD SDIS, au micro d’Écoutez l’info

« On ne tire pas sur ceux qui nous sauvent »

Dimanche 1er novembre, vers 16 heures, un sapeur-pompier a été grièvement blessé par balle alors qu’il intervenait sur un feu de poids lourd et de véhicules dans la zone commerciale de Plan-de-Campagne, aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône). Un suspect a ensuite été interpellé.

« Les pompiers de garde sont appelés à sortir devant les casernes avec les véhicules, gyrophares allumés, avec un mot d’ordre : on ne tire pas sur ceux qui nous sauvent », explique Mathieu Valencia. La mobilisation doit marquer l’événement et soutenir le collègue blessé, toujours hospitalisé. Elle est prévue pour aujourd’hui seulement.

« Les pompiers en ont ras-le-bol »

Pour le syndicaliste, cette agression n’est pas un cas isolé. « Aujourd’hui, les pompiers en ont ras-le-bol d’être les cibles des gens qu’ils viennent secourir. C’est anormal que nous nous retrouvions dans cette situation-là », dit-il. Il cite, dans le mois écoulé, des jets de pierres et des guets-apens, où des collègues ont été pris à partie, voire isolés pour se faire voler du matériel.

La peur au ventre en intervention

Mathieu Valencia demande à l’État de « recréer un climat de sécurité » pour les intervenants. « On arrive au point où les collègues partent en intervention avec la peur d’être agressés. Ça, ce n’est plus possible. »

Une année éprouvante

L’intersyndicale, formée depuis le 13 août, rappelle d’autres risques subis par les sapeurs-pompiers. Ils ont été exposés aux émeutes d’octobre et aux inondations, avec des sauvetages réalisés à risque. Quatre d’entre eux sont aussi décédés cette année sur des feux de forêt. Elle demande que l’État mette davantage de moyens dans leur protection.

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