Pas de classe ce vendredi 6 novembre 2026 au groupe scolaire Clément-Roassal, à Nice. Enseignants et personnels ont cessé le travail par solidarité avec la directrice et l’enseignante agressées lundi par une mère d’élève armée. Le maire, Éric Ciotti, annonce un audit de sécurité dans toutes les écoles de la ville.

Une mobilisation sans médias ni élus
Le mouvement a concerné la centaine de membres du personnel du groupe scolaire, qui réunit les écoles Clément-Roassal et Thérèse-Roméo. Aucun enfant n’a été accueilli de la journée.
Devant l’établissement, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans la matinée : enseignants, ATSEM, AESH, agents de cantine et d’entretien, mais aussi des parents d’élèves venus parfois avec leurs enfants. Sur les pancartes, on pouvait lire « L’école pleure », « Touche pas à ma maîtresse » ou encore « Ni banalisé, ni récupéré ».
L’équipe avait souhaité une mobilisation discrète, sans inviter ni journalistes ni responsables politiques, pour éviter toute récupération. Elle a laissé les syndicats s’exprimer à sa place. Selon eux, les collègues restent très choqués. La directrice, qui avait tenu à revenir dès le lendemain de l’agression, était absente ce vendredi.
Une agression sous la menace d’une arme
Lundi 2 novembre, une mère d’élève de 36 ans s’est présentée à l’école maternelle et s’en est prise à la directrice, menacée et frappée, puis à une enseignante. Elle était armée d’un couteau et d’une arme de poing. Le parquet de Nice a ouvert une enquête, notamment pour tentative de meurtre sur une personne chargée d’une mission de service public.
Un audit de sécurité dans les écoles niçoises
Le maire de Nice, Éric Ciotti, lance un audit de sécurité dans l’ensemble des écoles de la commune. La mairie doit également déployer davantage de boutons d’alerte dans les établissements.
Du côté des syndicats d’enseignants, on parle d’un acte isolé, difficile à prévenir. Les boutons d’alerte sont vus comme un premier pas. En revanche, l’idée de restreindre l’accès des parents aux écoles suscite des réserves : les syndicats insistent sur la nécessité de préserver le lien entre familles et équipes éducatives.
La visite du ministre reportée
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé sa venue à l’école maternelle en fin de semaine pour témoigner son soutien aux victimes et à l’équipe. Sa visite a finalement été reportée. Les syndicats souhaitent qu’elle ait lieu rapidement pour marquer la solidarité du ministère.

