Fusillade mortelle aux Moulins : “Nous ne céderons aucun pouce de terrain” promet l’Etat

Place des Amaryllis – Photo Google Maps

La directrice de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes, Aurélie Lebourgeois, a pris la parole ce lundi soir au micro d’Ecoutez l’info après la fusillade qui a fait deux morts et six blessés dans le quartier des Moulins à Nice. Une attaque qui intervient après plusieurs autres épisodes de violence ces derniers jours dans la ville.

Deux morts et six blessés après une attaque armée en pleine journée

Vers 15h30 dans ce quartier classé en reconquête républicaine, un homme arrivé en trottinette aurait ouvert le feu avec une arme de calibre 9 mm sur un groupe de personnes avant de prendre la fuite à bord d’un véhicule conduit par un complice.

Onze personnes se trouvaient sur place au moment des tirs. Deux victimes sont décédées et six autres ont été blessées, dont trois grièvement.

« Très vraisemblablement » liés au narcotrafic

Aurélie Lebourgeois estime que cette fusillade est « très vraisemblablement » liée aux précédentes attaques survenues à Nice ces derniers jours.

Vendredi soir, une grenade avait été lancée contre une supérette des Moulins, accompagnée de tirs. Le lendemain, deux adolescents avaient été visés par des tirs dans le secteur Saint-Charles / Fenoglio de Briga, à Nice Est.

Pour la préfecture, ces violences seraient liées à « des règlements de comptes » autour du trafic de stupéfiants. « On assiste à des règlements de comptes qui se jouent à ciel ouvert », a déclaré la directrice de cabinet du préfet.

La préfecture défend l’action de l’État

Interrogée sur le sentiment d’insécurité persistant dans le quartier malgré les opérations policières, Aurélie Lebourgeois assure que l’action de l’État « a des effets ».

Elle affirme que le nombre de points de deal aux Moulins serait passé « d’une douzaine il y a 18 mois à cinq référencés », dont deux réellement actifs selon les autorités.

La préfecture estime que cette pression policière déstabilise les réseaux criminels et pourrait expliquer cette montée des tensions.

« Les faits qu’on constate aujourd’hui sont peut-être aussi le fruit du travail de déstabilisation que nous poursuivons », explique-t-elle.

Des renforts policiers annoncés

Alors que plusieurs syndicats de police dénoncent un manque d’effectifs, la directrice de cabinet affirme que « l’engagement de l’État est maximal ».

Elle rappelle que des CRS et des forces mobiles sont régulièrement déployés dans les quartiers touchés par le narcotrafic. Selon elle, les premiers policiers sont intervenus immédiatement après les tirs ce lundi, un équipage se trouvant déjà sur place dans le cadre d’une opération anti-stupéfiants.

La préfecture annonce également des renforts supplémentaires dans les prochains jours, notamment pour les services d’enquête.

« Nous ne céderons aucun pouce de terrain »

Aurélie Lebourgeois affirme comprendre « l’inquiétude, la colère et la frustration » des riverains. Elle assure toutefois que l’État restera mobilisé : « Nous ne céderons aucun pouce de terrain ni au quartier des Moulins ni dans les autres secteurs touchés par la criminalité organisée. »

Les auteurs de la fusillade étaient toujours activement recherchés lundi soir.

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