
De plus en plus d’appels de démarchage ne sont plus passés par des humains mais par des robots dopés à l’intelligence artificielle. Une technologie capable de mener une conversation presque naturelle, utilisée à la fois par des entreprises… et par des escrocs.
L’intelligence artificielle est en train de transformer le démarchage téléphonique. Les nouvelles générations de robots peuvent mener une conversation presque naturelle : ils comprennent les réponses, adaptent leur discours et relancent l’interlocuteur en temps réel. Certaines imitent même les hésitations humaines, avec des “euh” ou des pauses, pour paraître plus crédibles. Des entreprises s’en servent pour automatiser leurs campagnes d’appels et réduire les coûts de leurs centres d’appels. Un seul système peut ainsi passer des milliers d’appels en quelques heures.
Mais ces technologies sont aussi utilisées par des réseaux frauduleux. Faux conseillers bancaires, faux agents de services publics ou encore faux organismes de rénovation énergétique : les escrocs exploitent ces robots pour lancer des campagnes d’arnaques à grande échelle. Et pour les particuliers, il devient de plus en plus difficile de repérer la supercherie dès les premières secondes de conversation.
Autre difficulté : l’usurpation de numéros. Les fraudeurs peuvent afficher sur votre téléphone un numéro mobile français parfaitement banal, parfois même celui d’un particulier ou d’une entreprise qui n’a rien demandé. Impossible donc, à première vue, de savoir si l’appel est légitime ou non. Une loi adoptée en 2025 prévoit l’interdiction du démarchage téléphonique sans consentement préalable à partir de l’été 2026. En attendant, la prudence reste de mise face aux appels inconnus.