
Du football au jeu vidéo, la France veut s’imposer sur tous les terrains. Paris accueille du 6 juillet au 23 août l’Esports World Cup, la plus grande compétition mondiale de jeu vidéo compétitif. Un événement qui dépasse largement le cadre du divertissement et qui illustre les ambitions économiques françaises dans un secteur en pleine expansion.
Paris est pendant sept semaines le centre du monde de l’e-sport. La France accueille du 6 juillet au 23 août 2026 l’Esports World Cup, une compétition internationale de jeu vidéo compétitif. Plus de 2 000 joueurs professionnels, issus de 200 clubs représentant plus de 100 pays, s’affrontent sur les titres les plus populaires du moment. League of Legends, Valorant, Counter-Strike 2, Fortnite, Call of Duty, Rocket League ou encore Trackmania figurent au programme. Un rendez-vous qui rassemble les meilleures équipes de la planète et des millions de spectateurs en ligne.
Un marché à plusieurs milliards d’euros
Derrière la compétition, c’est aussi une bataille économique qui se joue. Le gouvernement considère désormais l’e-sport comme une véritable filière d’avenir et entend faire de la France l’un des leaders européens du secteur. Avec plus de 12 millions de pratiquants dans l’Hexagone, le pays dispose déjà d’un solide écosystème. L’éditeur Ubisoft fait partie des références mondiales, tout comme les équipes françaises Vitality, Karmine Corp ou Gentle Mates. Autour de ces structures gravitent des centaines d’emplois dans le marketing, l’audiovisuel, la communication, l’événementiel ou encore le numérique.
Paris aujourd’hui, les JO de l’e-sport demain ?
Comme pour les grands événements sportifs, l’Esports World Cup doit également générer d’importantes retombées économiques. Pendant près de deux mois, joueurs, journalistes, accompagnateurs et supporters étrangers séjournent à Paris. Hôtels, restaurants, commerces et transports devraient bénéficier de cet afflux. La France souhaite désormais attirer davantage de compétitions internationales. Nice a déjà accueilli le tournoi EVO, référence mondiale des jeux de combat, en 2025 et 2026. Et à plus long terme, l’Hexagone pourrait même candidater à l’organisation des Olympic Esports Games, les Jeux olympiques de l’e-sport, validés par le Comité international olympique mais toujours sans pays hôte.