PlayStation : la fin progressive des jeux sur disque relance le débat sur la propriété des jeux vidéo

Sony mettra fin à la gravure des disques PlayStation à partir de janvier 2028. Une évolution qui illustre la transition vers le tout numérique, mais qui relance aussi les inquiétudes sur la véritable propriété des jeux vidéo achetés en ligne.

Une transition vers le tout numérique

À compter de janvier 2028, Sony cessera de produire des jeux PlayStation sur disque. Si cette décision s’inscrit dans l’évolution du marché, où les téléchargements numériques occupent une place de plus en plus importante, elle marque un tournant pour les joueurs habitués aux supports physiques.

Contrairement à un jeu sur disque, qui peut être conservé, revendu ou prêté, un jeu acheté en version numérique est lié à un compte utilisateur et dépend des conditions imposées par son éditeur.

Des jeux qui peuvent disparaître

Le modèle dématérialisé soulève plusieurs inquiétudes. En cas de fermeture d’une boutique en ligne, de suppression d’un compte ou d’arrêt des serveurs d’un jeu, certains titres peuvent devenir totalement inaccessibles.

De nombreux jeux nécessitent aujourd’hui une connexion permanente ou des serveurs actifs pour fonctionner. Une fois ces derniers arrêtés, ils deviennent parfois impossibles à lancer, même pour les joueurs qui les ont achetés.

Stop Killing Games interpelle l’Union européenne

Cette problématique est au cœur de la campagne Stop Killing Games, une initiative citoyenne européenne qui a recueilli plus de 1,29 million de signatures validées afin de demander une meilleure protection des consommateurs.

L’objectif est d’obliger les éditeurs à permettre aux joueurs de continuer à utiliser leurs jeux, même après la fermeture des serveurs officiels.

Bruxelles écarte une obligation légale

Le 16 juin dernier, la Commission européenne a répondu à cette initiative. Elle a écarté, pour l’instant, l’idée d’imposer une obligation légale aux éditeurs de maintenir leurs jeux jouables après l’arrêt des serveurs, estimant que cette question relève notamment de leur propriété intellectuelle.

À la place, Bruxelles prévoit la mise en place d’un code de conduite avec les acteurs de l’industrie d’ici la fin de l’année, ainsi qu’une campagne d’information destinée à mieux sensibiliser les consommateurs sur leurs droits liés aux achats de jeux vidéo numériques.