Port-Cros : la présidente du Parc réagit après les accusations de Mediapart

La nouvelle présidente du conseil d’administration du Parc national de Port-Cros, Véronique Bernardini, demande des explications à la direction après la publication d’une enquête de Mediapart mettant en cause la gestion de l’aire protégée. L’article évoque des opérations qui auraient porté préjudice à certaines espèces entre 2022 et 2024.

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Des signalements qui auraient été écartés

Dans son enquête publiée le 10 août, Mediapart affirme que la direction du Parc national aurait couvert plusieurs opérations préjudiciables aux espèces présentes dans la zone protégée.

Selon le média, des signalements auraient été écartés à plusieurs reprises. Les faits évoqués remontent notamment aux années 2022 et 2023, tandis que l’enquête de Mediapart porte plus largement sur la période allant de 2022 à 2024.

Ces accusations concernent un territoire particulièrement sensible : Port-Cros constitue la plus ancienne aire marine protégée française.

Véronique Bernardini demande « un point circonstancié »

Élue à la tête du conseil d’administration du Parc le 9 juillet dernier, Véronique Bernardini, maire d’Hyères, a demandé à la direction de lui transmettre un point circonstancié sur la situation, dans l’attente de l’issue des procédures en cours.

Dans un communiqué, il est précisé que des éléments avaient déjà été transmis à l’époque aux autorités compétentes, « en toute transparence », et qu’ils n’avaient alors pas fait apparaître de difficultés particulières.

La présidente estime qu’en matière de protection du patrimoine naturel, il est nécessaire d’être particulièrement exigeant sur les faits et réaffirme la volonté du Parc de protéger les espèces et les milieux naturels.

La direction et les équipes soutenues

Malgré les accusations rapportées par Mediapart, Véronique Bernardini tient à réaffirmer sa pleine confiance dans la directrice et les équipes du Parc national de Port-Cros.

Elle souligne leur travail quotidien en faveur de la préservation de l’environnement et rappelle que l’expertise du Parc est reconnue aux niveaux national et international, notamment à travers sa participation à de nombreux travaux et publications scientifiques.

Les conclusions des procédures en cours devront désormais permettre d’éclaircir les faits dénoncés.