Les transports à la demande de l’arrière-pays niçois sont menacés de disparition au 1er janvier 2027. Le préfet des Alpes-Maritimes confirme que la Région Sud peut mettre fin au financement de ces services. Pour les maintenir, la communauté de communes Alpes d’Azur devrait reprendre l’ensemble du réseau et en assumer le coût.

La Région dans son droit
Dans un courrier adressé le 17 septembre à Charles Ange Ginésy, le préfet Jean-Marie Girier estime que la Région est juridiquement en mesure de faire évoluer ou de supprimer les services historiques de transport à la demande.
Depuis 2021, la communauté de communes Alpes d’Azur dispose de la compétence mobilité, mais aucun transfert formel des lignes existantes n’a été demandé. La Région reste donc compétente pour ces services.
Un transfert avec la facture
Pour conserver les transports à la demande, l’intercommunalité devrait demander officiellement le transfert de l’ensemble des services régionaux présents sur son territoire, notamment les transports scolaires et les lignes régulières. Elle devrait alors en assurer le financement.
En 2025, le transport à la demande a représenté 5 850 réservations et 6 644 voyages dans le territoire. Près de 2 000 trajets ont également été enregistrés durant les cinq premiers mois de 2026.
Ginésy réclame de nouvelles négociations
Charles Ange Ginésy demande désormais une nouvelle discussion avec la Région sur le financement. Il estime que l’intercommunalité ne dispose pas des ressources nécessaires pour reprendre seule le service dans les mêmes conditions.
Un accord doit être trouvé avant la fin de l’année. À défaut, les minibus de l’arrière-pays niçois cesseront de circuler à partir du 1er janvier 2027.