Deux adolescents visés par des tirs à Nice Est, un blessé grave

Photo d’illustration – Google Maps

Une nouvelle fusillade a éclaté à Nice Est samedi soir, dans le secteur Saint-Charles / Fenoglio de Briga. Deux adolescents de 15 et 17 ans ont été visés par des tirs. Selon les dernières précisions du procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, les faits se sont produits vers 23h30 au niveau d’un point de vente de stupéfiants du quartier.

Un jeune de 15 ans, de nationalité égyptienne, a été touché par balle à la jambe. Son pronostic vital n’est pas engagé. Un autre adolescent de 17 ans, originaire de Nice, s’est blessé en prenant la fuite.

17 douilles retrouvées sur place

D’après les premiers éléments de l’enquête, des tirs ont été effectués depuis un véhicule en direction des personnes présentes sur place. Les enquêteurs ont retrouvé 17 étuis de calibre 9 mm sur la scène. Plusieurs voitures stationnées dans le quartier ont également été touchées par des impacts.

Laurent Martin de Frémont, du syndicat Unité 06, évoque des « scènes absolument épouvantables » dans ce secteur de Nice Est.

Les secours et les forces de l’ordre sont rapidement intervenus sur place. La première adjointe au maire de Nice, Françoise Souliman, s’est rendue sur les lieux peu après les faits.

Des liens étudiés avec l’attaque des Moulins

Cette nouvelle attaque intervient moins de 24 heures après une autre scène de violence dans le quartier des Moulins, où une supérette avait été visée par des tirs et une explosion.

Le parquet de Nice indique que les possibles liens entre les deux affaires, « sur un probable fond de trafics de stupéfiants », sont actuellement étudiés par les enquêteurs.

Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide en bande organisée et association de malfaiteurs. Elle a été confiée au Service interdépartemental de police judiciaire des Alpes-Maritimes (SIPJ 06).

Dans un message publié sur le réseau X, Éric Ciotti a dénoncé une nouvelle flambée de violence à Nice. Le syndicat Unité 06 dénonce de son côté un manque d’effectifs policiers, aussi bien sur la voie publique que dans les services d’enquête, estimant que les habitants de ces quartiers sont « abandonnés face à cette violence ».

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