Suivez en direct la mobilisation dans les Alpes-Maritimes ce mardi 6 octobre : rassemblements devant les lycées et manifestation à Nice. Vingt-huit lycées du département dispensaient des cours en distanciel depuis vendredi et étaient donc inaccessibles aux élèves. La reprise en présentiel est prévue demain, mercredi 7 octobre. Cette page est mise à jour tout au long de la journée.

Dernières informations
18h30 – Quatre interpellations, reprise des cours demain dans les 28 lycées.
Incidents devant un lycée. Peu avant 14h, au retour de la pause déjeuner (la cantine était fermée), environ 150 lycéens rassemblés devant leur établissement ont allumé deux fumigènes et jeté des œufs sur les gendarmes présents pour sécuriser les lieux. Les élèves sont ensuite rentrés en cours, sans difficulté.
Manifestation à Nice. Le cortège organisé par le FPE a réuni 2 600 participants de tous âges : des parents, des représentants de la CGT, de la FSU, de Solidaires Étudiants et du PCF, ainsi que la FCPE. Il a duré de 14h à 17h et la déambulation s’est déroulée sans incident.
Interpellations. Deux mineurs ont été interpellés pour avoir provoqué un feu de broussailles aux abords du collège Henri Fabre, à Nice. Dans le cadre de la manifestation, deux majeurs ont été interpellés : l’un pour outrage et rébellion, l’autre pour participation à un attroupement le visage dissimulé. Deux CRS ont été blessés lors de la première de ces interpellations.
Reprise des cours et arrêté prolongé. Les 28 lycées du département, qui dispensaient des cours à distance depuis vendredi, rouvrent demain en présentiel, pour certains de manière échelonnée. L’arrêté préfectoral qui interdit tout rassemblement sur la voie publique aux abords de ces établissements est prolongé jusqu’à mercredi 7 octobre à 19h. Il concerne 10 lycées à Nice, 4 à Grasse, 5 à Cannes, 3 à Antibes, 2 à Menton, 2 à Cagnes-sur-Mer, 1 à Drap et 1 à Valbonne. Dans les mêmes périmètres, sont interdits :
- le port et le transport revendicatif d’armes, d’éléments d’armes et de munitions, y compris factices, ainsi que d’objets pouvant constituer des armes par destination ;
- la détention, le port, le transport et l’usage d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques ;
- la détention et le transport par des particuliers, sans motif légitime, de carburants, de produits inflammables, chimiques, corrosifs ou explosifs dans des contenants transportables, ainsi que de tout engin incendiaire ;
- le port d’équipements de protection destinés à mettre en échec les moyens utilisés par les forces de l’ordre pour maintenir l’ordre public.
17h – 2 600 manifestants à Nice. Selon la préfecture, la manifestation partie de la place Garibaldi a rassemblé 2 600 personnes. Les organisateurs en attendaient 1 000.
Début d’après-midi – Le préfet condamne des faits survenus pendant des cours en visioconférence. Le préfet condamne avec la plus grande fermeté les faits survenus lors d’enseignements à distance dans plusieurs lycées. Les atteintes aux valeurs de la République, les injures et surtout toute référence à des mouvements ou à des personnes liés au terrorisme, ou leur glorification, sont jugées particulièrement graves et choquantes. Il faudra établir s’il s’agit d’élèves des établissements concernés ou de personnes extérieures qui se seraient procuré les codes d’accès aux visioconférences. Les services de l’État ont systématiquement signalé ces faits au procureur de la République, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.
9h30 – Situation calme, deux rassemblements. Aucun lycée n’est bloqué à cette heure, selon un point de situation. À Vence, une quarantaine de lycéens se sont rassemblés devant le lycée Matisse. Deux feux de poubelle, rapidement éteints, ont été signalés aux abords de l’établissement. À Valbonne, une centaine de jeunes devant le lycée Simone Veil ont tenté de perturber la circulation. Ces deux lycées ne font pas partie des 28 en distanciel. Dans les deux cas, la présence de militaires a permis de contenir les actions des groupes.
14h – Manifestation à Nice. Déclarée par le FPE et rejointe par la CGT, la FSU, Solidaires Étudiants et la FCPE, elle partait de la place Garibaldi. Le cortège devait rejoindre la gare Thiers vers 16h. Les organisateurs attendaient 1 000 personnes.
Lundi 5 octobre – Réunion en préfecture. Les organisateurs ont été reçus pour échanger sur la sécurisation du parcours. Les responsabilités de l’organisateur leur ont été rappelées.



