La rédaction du groupe Nice-Matin, qui réunit Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin, a adopté ce mercredi 14 octobre une motion de défiance, rapporte le Syndicat national des journalistes (SNJ). Elle vise Simon Perrot, directeur général, Richard Karacian, directeur général adjoint et directeur des ressources humaines, Baptiste Bize, directeur de la rédaction, et Guilhem Ricavy, directeur éditorial délégué.

Une motion de défiance, c’est quoi ?
Une motion de défiance est un texte par lequel des salariés, ici les journalistes, expriment publiquement leur perte de confiance envers leurs dirigeants. Elle est symbolique : elle n’a pas de valeur contraignante et n’entraîne pas automatiquement de départ.
Un vote à large majorité
Réunis en assemblée générale le jeudi 8 octobre, des journalistes avaient décidé d’étudier cette option. La rédaction a ensuite été consultée : 92,5 % des votants se sont dits favorables. Selon le SNJ, 63,7 % souhaitaient adresser la motion à une partie du comité de direction, 22,5 % à l’ensemble du Codir, les autres préférant ne pas se prononcer.
Management et ressources humaines mis en cause
Dans leur texte, les journalistes dénoncent « un management et une gestion des ressources humaines erratiques et violents ». Ils citent des mutations arbitraires, des arrêts de travail, des licenciements et des départs de CDD traités sans égard, dans un contexte de charge de travail croissante et d’effectifs en baisse.
Un projet de réorganisation jugé flou
Tout en partageant l’ambition de renforcer l’information de proximité, la rédaction juge les moyens très insuffisants et les contours du projet trop flous, y compris sur les effectifs. Elle reproche à la direction de ne pas s’engager sur un effectif socle et de rester sourde au dialogue. Elle ne peut accorder de crédit, écrit-elle, à un projet d’avenir porté par une direction « en partie comptable » de la situation actuelle.

