Malgré l’interdiction de tout rassemblement décidée par le préfet des Alpes-Maritimes après les violences urbaines des 17 et 18 octobre, plusieurs cortèges ont défilé ce samedi 24 octobre dans le centre de Nice. Bilan selon la préfecture : 63 interpellations, 2 policiers et 3 personnes légèrement blessés, et aucun commerce dégradé.

Un important dispositif de sécurité
Au total, 450 policiers, CRS et gendarmes étaient mobilisés. Un engin lanceur d’eau des CRS, venu de Lyon, était aussi déployé depuis midi. Dès le début de l’après-midi, une dizaine de personnes vêtues de noir ont été interpellées près de la place Masséna. Certaines avaient dans leur sac des gants coqués et des masques à gaz.
Jusqu’à 2 300 manifestants
Un cortège d’environ 1 000 personnes, parti de la place Masséna, a ensuite défilé dans le centre, notamment sur le boulevard Victor-Hugo. Au plus fort de la journée, 2 300 manifestants étaient présents. Ils étaient répartis en plusieurs groupes désorganisés, dont certains comptaient des individus cagoulés et masqués.
Les forces de l’ordre ont utilisé à plusieurs reprises l’engin lanceur d’eau et des gaz lacrymogènes, en particulier place Masséna et boulevard Jean-Jaurès, pour empêcher le cortège d’atteindre la mairie.
Rixes avec l’ultradroite
Une centaine de militants d’ultradroite masqués sont arrivés par l’avenue Borriglione pour affronter les manifestants. Les forces de l’ordre ont manœuvré tout l’après-midi pour tenir les deux groupes à distance, notamment sur l’avenue Jean-Médecin. En fin de journée, des rixes ont toutefois éclaté sur la Coulée verte, près de l’Hôtel des Postes et aux abords du Vieux-Nice.
Onze militants d’ultradroite ont été interpellés. Les 3 blessés légers ont été pris en charge par les sapeurs-pompiers. En cours d’après-midi, la préfecture avait par ailleurs dénoncé de « fausses vidéos » qui circulaient sur les réseaux sociaux.
Mobilisation faible ailleurs
À Cannes, une quinzaine de manifestants se sont rassemblés devant la gare sans défiler. Dans les gares du département, environ 200 personnes qui voulaient rejoindre les manifestations ont été refoulées, en particulier à Nice, Cannes et Saint-Laurent-du-Var.

