La manifestation des Gilets jaunes prévue samedi 24 octobre à 14 heures, place Masséna à Nice, est interdite par la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette décision intervient après les violences, les pillages et les dégradations de commerces survenus le 17 octobre dans le centre-ville.

Un dispositif de sécurité renforcé
L’interdiction concerne également les rassemblements dans une large partie du centre-ville. Près de 400 policiers nationaux et militaires doivent être mobilisés, avec l’appui de 280 policiers municipaux, selon les chiffres communiqués par le maire de Nice, Éric Ciotti.
La décision suscite des critiques dans l’opposition. Juliette Chesnel-Le Roux estime notamment que cette interdiction risque de compliquer le travail des forces de l’ordre.
Le pouvoir d’achat au cœur des revendications
Malgré les violences du week-end dernier, les Gilets jaunes souhaitent continuer à défendre leurs revendications.
Damien Fora, Gilet jaune en Provence-Alpes-Côte d’Azur, redoute une mobilisation moins importante et craint que les manifestants ne puissent pas défiler.
« Les revendications, c’est très simple », explique-t-il, évoquant le prix de l’essence, l’augmentation des salaires et la baisse du pouvoir d’achat.
Des propos recueillis par Mylinh Deybach

