Fréjus : un passage à niveau à haut risque voué à disparaître après des décennies d’accidents

Une enquête publique est en cours pour acter sa disparition © Capture d’écran Google Maps

Le passage à niveau du Pont romain de Fréjus, identifié comme l’un des plus accidentogènes du Var, est sur le point d’être supprimé. Une enquête publique est en cours pour acter la disparition de cet ouvrage où deux personnes ont perdu la vie et plusieurs accidents ont été recensés. La fermeture est envisagée début 2027.

Une voie ferrée qui coupe une route, et des années de frayeur au compteur : à Fréjus, le passage à niveau du Pont romain s’apprête à tirer sa révérence après des décennies d’accidents et d’alertes. Ce dernier est aujourd’hui au cœur d’une enquête publique préalable à sa suppression. Créé au XIXe siècle lors de la construction de la ligne Marseille–Vintimille, il supporte encore aujourd’hui le passage d’environ 72 trains par jour, sur un axe très fréquenté.

Identifié depuis plusieurs années comme un point noir de sécurité, l’ouvrage cumule les facteurs de risque : courbe prononcée, profil en dos-d’âne, proximité immédiate d’un giratoire et visibilité réduite. Depuis 1982, dix incidents ont été recensés, dont deux accidents mortels.

Une suppression privilégiée face à des travaux trop lourds

Face à ces dangers, la Ville de Fréjus et SNCF Réseau ont écarté les solutions de sécurisation, jugées trop coûteuses et complexes. La suppression pure et simple du passage à niveau est désormais privilégiée, avec un démontage complet des installations ferroviaires et la fermeture des accès routiers concernés.

Les travaux sont programmés par étapes, avec une fermeture effective envisagée au premier trimestre 2027. Le projet prévoit également des aménagements complémentaires côté voirie et zone agricole, pour maintenir les dessertes locales malgré la disparition du passage.

Une enquête publique ouverte aux habitants

L’enquête publique se poursuit jusqu’au 9 juillet. Les habitants peuvent consulter le dossier en mairie, lors de permanences du commissaire enquêteur, ou en ligne via un registre numérique dédié. Ils sont invités à formuler leurs observations sur ce projet qui marque la fin annoncée d’un ouvrage jugé dangereux depuis plusieurs décennies.

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