
Le transfert des cétacés du Marineland d’Antibes a commencé. Huit des douze dauphins encore présents dans l’ancien parc aquatique ont quitté les Alpes-Maritimes dans la nuit de mercredi à jeudi pour rejoindre Malaga, dans le sud de l’Espagne.
Un départ depuis l’aéroport de Nice
Les opérations ont débuté hier en fin d’après-midi. Les dauphins ont été placés sur des brancards puis installés dans de grands caissons spécialement conçus pour leur transport.
Le convoi a quitté le Marineland aux alentours de minuit pour rejoindre l’aéroport de Nice. Les huit animaux ont ensuite été embarqués à bord d’un avion-cargo à destination de Malaga, où l’appareil a atterri à l’aube. Le vol a été adapté aux contraintes particulières liées au transport des cétacés.
Les dauphins doivent désormais être accueillis dans le delphinarium de Malaga. Marineland a toutefois indiqué qu’ils pourraient revenir en France lorsque les installations destinées à les recevoir au ZooParc de Beauval seront achevées.
Un transfert dénoncé par des associations
Cette opération est vivement contestée par plusieurs associations de défense des animaux. One Voice dénonce un « scandale d’État » et estime que le voyage présente des risques pour les dauphins. Sea Shepherd critique également un transfert organisé en pleine période estivale malgré, selon l’association, les risques liés notamment aux fortes chaleurs et au stress.
Quatre autres dauphins doivent encore quitter Antibes pour être transférés à Valence, en Espagne, au cours de l’été.
Le sort des deux orques Wikie et Keijo reste également en suspens. Leur transfert vers le Loro Parque de Tenerife, aux Canaries, initialement envisagé avant l’été, a été repoussé, notamment en raison de contraintes logistiques et des températures élevées. Leur départ est désormais attendu autour du mois de septembre.
Fermé définitivement au public depuis janvier 2025, Marineland doit ainsi progressivement se séparer de l’ensemble de ses cétacés après plusieurs années de recherches de solutions et de projets de transfert.
Ce transfert est très critiqué par One Voice, qui aurait préféré un transport vers un sanctuaire marin. Aurore, vice-présidente de l’association, est partagée entre colère et déception. Un reportage de Chloé Lombardi