Festival de Cannes : une proposition de loi déposée pour renforcer la lutte contre les violences sexuelles dans la culture

Le festival de Cannes 2026 s’est ouvert ce mardi © CC/ Abxbay

Une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans le monde de la culture est déposée ce mercredi à l’Assemblée nationale, en pleine ouverture du Festival de Cannes. Le texte prévoit notamment une meilleure protection des mineurs, un encadrement renforcé des employeurs et de nouvelles sanctions pénales.

Alors que le Festival de Cannes vient d’ouvrir ce mardi, une proposition de loi est déposée ce mercredi à l’Assemblée nationale pour mieux lutter contre les violences sexuelles et sexistes dans le monde du cinéma et de la culture. Le texte est porté par les députés Sandrine Rousseau et Erwan Balanant.

Un texte inspiré des conclusions de la commission d’enquête

Les deux élus estiment que les mesures mises en place ces derniers mois restent insuffisantes malgré la création de cellules d’écoute et la signature de chartes dans le secteur culturel. Leur proposition de loi s’appuie sur les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur le mouvement #MeToo dans la culture, qui avait dénoncé en 2025 des violences sexuelles jugées « systémiques » dans le milieu artistique.

Une meilleure protection des mineurs

Le texte prévoit notamment un contrôle d’honorabilité systématique pour les personnes amenées à travailler avec des mineurs dans le secteur culturel. Les députés souhaitent aussi protéger davantage les victimes ou témoins signalant des violences, en interdisant les sanctions financières ou retenues sur salaire à leur encontre.

Des sanctions renforcées

La proposition de loi prévoit également un durcissement des sanctions pénales. Une nouvelle infraction pourrait être créée pour contraindre les employeurs à signaler les faits de violences sexuelles ou de harcèlement portés à leur connaissance.La commission d’enquête parlementaire avait été lancée après les accusations formulées par Judith Godrèche contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.

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