Jusqu’à 30 mois de prison requis contre les streamers Naruto et Safine après des violences diffusées en direct

Le parquet de Nice a requis jusqu’à 30 mois de prison contre les deux streamers Naruto et Safine, jugés pour avoir diffusé en ligne des scènes de violences, d’humiliations et de maltraitances visant notamment Jean Pormanove. Le ministère public demande également leur interdiction définitive de publier sur les plateformes numériques. Le verdict est attendu en août.

Des peines allant jusqu’à 30 mois de prison requises

Lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Nice, la procureure a requis 30 mois de prison, dont 18 mois avec sursis probatoire, contre Owen C., alias Naruto. Concernant Safine H., le parquet a demandé 18 mois de prison avec sursis probatoire ainsi qu’une amende de 15 000 euros. Les deux hommes sont également visés par une demande de « bannissement numérique », qui leur interdirait définitivement de publier du contenu sur les plateformes en ligne.

Le parquet dénonce un « système de maltraitance humaine »

Dans son réquisitoire, la procureure Maud Marty a estimé que les faits ne relevaient pas d’un simple dérapage, mais d’un véritable système organisé autour de la violence. Elle a dénoncé des séquences où les violences étaient utilisées comme élément central des vidéos diffusées en direct.

Les deux streamers sont poursuivis pour des faits commis dans le cadre de vidéos diffusées sur la plateforme Kick, avant la mort de leur partenaire Jean Pormanove, survenue en août 2025 à son domicile de Contes.

Une enquête ouverte depuis 2024 sur ces pratiques en ligne

Les investigations avaient débuté dès 2024 autour des vidéos réalisées par les trois hommes. Des images diffusées en ligne montraient notamment Jean Pormanove subir des humiliations, des insultes et des violences physiques lors de ces directs.

Les enquêteurs n’ont toutefois pas établi de lien direct entre ces violences diffusées en ligne et le décès de Jean Pormanove. L’autopsie avait conclu à l’absence d’intervention d’un tiers ou de cause traumatique, tout en révélant des problèmes de santé susceptibles d’avoir contribué à son décès.

Un verdict attendu en août

Après les réquisitions du parquet, la décision de justice est désormais attendue au mois d’août. Le tribunal devra notamment se prononcer sur les éventuelles peines de prison, les sanctions financières et l’interdiction de publication réclamée contre les deux streamers.

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