Depuis le passage à l’heure d’hiver, la nuit tombe plus tôt et les piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes sont plus exposés. Interrogé par Écoutez l’info, Christophe Ramond, directeur des études et recherches de l’association Prévention routière, rappelle les bons réflexes pour se rendre visible.

La nuit tombe avant le retour du travail
Les horloges ont reculé d’une heure dans la nuit du 24 au 25 octobre. « La nuit tombe beaucoup plus tôt dans la journée », explique Christophe Ramond. Beaucoup d’usagers rentrent désormais du travail ou des études alors qu’il fait déjà nuit : les déplacements dans l’obscurité deviennent donc beaucoup plus nombreux.
Un danger particulier pour les piétons
La nuit, la vue change : « on perçoit moins le contraste, les distances et les vitesses », souligne-t-il. Les chiffres le confirment. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les accidents impliquant un piéton augmentent d’environ un tiers à l’heure de pointe du soir après le changement d’heure. « C’est un danger particulier », insiste le spécialiste, qui rappelle que les piétons sont bien plus touchés par les accidents graves de novembre à février.
Des vêtements clairs et des éléments réfléchissants
À pied, la première consigne est de s’habiller pour être vu. « On va privilégier des vêtements clairs qui nous permettent d’être mieux vus par les automobilistes », conseille Christophe Ramond. Blanc ou couleurs vives, donc, et mieux encore un gilet ou un brassard rétroréfléchissant, qui rend visible à une centaine de mètres par les véhicules.
Ce qui est obligatoire à vélo et en trottinette
Pour les deux-roues, certaines règles sont strictes. À trottinette électrique, le gilet haute visibilité est obligatoire la nuit, y compris en ville, sous peine d’une amende de 35 euros. À vélo, le gilet est obligatoire la nuit hors agglomération, mais il reste fortement recommandé partout. Dans tous les cas, l’équipement du véhicule doit être complet : feux avant et arrière, catadioptres à l’avant, à l’arrière et sur les côtés.
Un feu supplémentaire pour être vu
Christophe Ramond donne aussi un conseil propre aux trottinettes. « Les feux sont souvent en partie basse, notamment à l’arrière, et du coup le feu arrière est souvent mal vu par les automobilistes. » Il suggère d’ajouter une lumière, par exemple sur un casque équipé d’un feu à l’arrière, et de compléter l’équipement par des accessoires lumineux. Prévention routière propose d’ailleurs des « check-up » des vélos et trottinettes pour vérifier lampes et catadioptres.
Rouler sur des routes éclairées et peu fréquentées
Le choix de l’itinéraire compte aussi. Sur une piste cyclable non éclairée, les feux d’un vélo n’éclairent qu’à deux ou trois mètres : « s’il y a un trou sur la piste ou un obstacle, vous allez le voir au dernier moment ». Il vaut mieux préférer les zones bien éclairées et les trajets où la circulation est moindre. Les zones 30 sont particulièrement sûres : les distances de freinage y sont divisées par deux par rapport à 50 km/h.

