
Selon un baromètre récent, un tiers des motards admettent dépasser les limitations de vitesse. Chez les jeunes de 18 à 24 ans, ce chiffre grimpe à 44 %. Une tendance préoccupante pour la sécurité routière, alors que la vitesse reste la première cause de mortalité sur les routes en France
Un comportement assumé par une partie des motards
Pour certains conducteurs de deux-roues, dépasser les limitations fait partie de la pratique. Fabio, étudiant motard, reconnaît rouler régulièrement au-dessus des vitesses autorisées, parfois jusqu’à 30 km/h de plus. Il évoque une recherche de sensations et d’adrénaline, particulièrement présente chez les jeunes conducteurs.
Une perception du risque pourtant bien réelle
Malgré ces excès, la majorité des motards restent conscients du danger : 8 sur 10 estiment être plus exposés aux accidents que les automobilistes. Un motard de 56 ans explique par exemple adapter sa conduite en raison du poids et de l’inertie de sa machine, qui rendent les conséquences d’une chute particulièrement graves.
Des écarts entre conscience et comportements
Les témoignages montrent un décalage entre la perception du risque et les comportements sur la route. Certains conducteurs reconnaissent des excès ponctuels, parfois sanctionnés, comme une suspension de permis après un important dépassement de vitesse. Cette contradiction inquiète les professionnels de la sécurité routière.
Des sanctions renforcées en cas d’excès de vitesse
Les infractions liées à la vitesse restent sévèrement punies : un dépassement inférieur à 20 km/h entraîne une amende de 68 euros et un retrait d’un point. En cas d’excès important, les sanctions peuvent grimper jusqu’à 1 500 euros d’amende, 6 points en moins et une suspension du permis de conduire.