
Les délais pour obtenir un rendez-vous médical restent particulièrement élevés en France, avec en moyenne 42 jours pour un cardiologue et 32 jours pour un dermatologue. Dans certains territoires, ces délais peuvent être bien plus longs, entraînant parfois un renoncement aux soins.
Des délais d’attente toujours importants
En France, l’accès à certaines spécialités médicales reste difficile. Il faut en moyenne attendre 42 jours pour consulter un cardiologue et environ 32 jours pour un dermatologue.
Dans plus de 70 % des cas, les rendez-vous dans ces spécialités sont obtenus au-delà d’une semaine, ce qui allonge considérablement la prise en charge des patients.
Des patients parfois contraints de renoncer aux soins
Ces délais trop longs ont des conséquences directes sur la santé publique. Certains patients finissent par renoncer à consulter, faute de rendez-vous disponibles dans des délais raisonnables.
Les professionnels de santé alertent sur ces situations, notamment pour les pathologies nécessitant une prise en charge rapide.
Le manque de spécialistes en cause
Selon plusieurs médecins, comme la dermatologue Anne Bellut, ces difficultés s’expliquent notamment par un manque de praticiens.
Elle pointe le rôle du numerus clausus, longtemps restrictif dans la formation médicale, ainsi que le vieillissement de la population, qui augmente mécaniquement la demande de soins.
Un recours nécessaire aux médecins généralistes
Face à la pénurie de spécialistes, les médecins généralistes jouent un rôle central dans le parcours de soins. Ils prennent en charge une partie des consultations et orientent les patients lorsque cela est nécessaire.
Selon les professionnels, une partie des motifs de consultation en dermatologie pourrait être gérée en première intention, afin de désengorger les spécialistes.
De fortes inégalités selon les territoires
Les délais varient fortement selon les départements. En cardiologie, ils vont de 16 jours à Paris à 164 jours dans le Gers, illustrant de profondes inégalités d’accès aux soins.
Ces écarts se retrouvent également en ophtalmologie et en dermatologie, renforçant les disparités territoriales déjà existantes dans le système de santé français.