
Depuis ce mardi, les huiles, tisanes et bonbons contenant du CBD ne peuvent plus être vendus en France. Une mesure qui s’inscrit dans l’application d’une réglementation européenne sur les “nouveaux aliments”. Les professionnels du secteur dénoncent une décision brutale et redoutent un impact économique important.
Une interdiction ciblée sur l’alimentaire
La Direction générale de l’alimentation applique désormais une règle stricte : les produits alimentaires contenant du cannabidiol (CBD) sont interdits à la vente.
En revanche, les produits à base de CBD destinés à être fumés ou utilisés en e-liquide pour cigarette électronique restent autorisés sur le marché français.
Une filière sous pression
Dans les boutiques spécialisées, la mesure passe mal. Plusieurs commerçants évoquent une décision incompréhensible et craignent des pertes importantes de stock.
Pour certains professionnels, cette interdiction partielle fragilise l’ensemble de la filière du chanvre, déjà en pleine structuration en France.
Des commerçants contraints de s’adapter
Face à cette nouvelle réglementation, certains vendeurs envisagent déjà de modifier leurs produits pour rester dans les clous.
Des alternatives sans mention explicite de CBD pourraient être proposées, notamment autour du chanvre, afin de continuer à commercialiser une partie de leur gamme tout en respectant la loi.
Une inquiétude pour l’avenir du secteur
Au-delà des boutiques, c’est toute la filière du chanvre qui s’inquiète d’un impact durable sur son activité.
Les professionnels redoutent un recul des ventes et appellent à une clarification des règles encadrant le CBD en France.