Pilule au désogestrel : 1,6 million de femmes informées d’un faible risque de méningiome

Près de 1,6 million de femmes qui utilisent ou ont utilisé certaines pilules contraceptives à base de désogestrel vont recevoir un courrier de l’Agence de sécurité du médicament. En cause : un risque faible de développer un méningiome, une tumeur généralement non cancéreuse.

Interview d’Isabelle, sage-femme par Mylinh Deybach

« Pas d’affolement »

« Pas d’affolement », insiste Isabelle, sage-femme. Le méningiome est une tumeur qui se développe au niveau des méninges, l’enveloppe qui entoure le cerveau. « Le méningiome est bénin », rappelle-t-elle.

Le risque associé à ces contraceptifs reste faible mais augmente notamment après plusieurs années de traitement. Les informations figurant dans les notices des contraceptifs concernés vont devoir évoluer afin d’intégrer cet effet secondaire.

Ne pas arrêter sa contraception seule

L’Agence du médicament appelle les femmes concernées à ne surtout pas interrompre leur contraception sans avis médical.

Certains symptômes doivent en revanche conduire à consulter un médecin, notamment des maux de tête persistants ou des troubles de la vue, de l’équilibre ou du langage.